Jan 30, 2019

Que faire après la sécheresse 2018 ?


Julien Greffier, chef produits espèces fourragères au sein de LG Semences, propose quatre solutions pour pallier le déficit de stocks fourragers.

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Solution # 1

Miser sur les ray-grass italiens

Dans certaines régions françaises, les éleveurs sont confrontés à l’urgence de pallier le manque de stocks de nourriture. Certaines prairies ont également considérablement souffert de la sécheresse. Julien Greffier recommande à chaque éleveur d'établir un bilan à la sortie de l'hiver pour quantifier ses stocks et évaluer l'état de ses pâtures. « Les ray-grass italiens (RGI) constituent une option à ne pas négliger, souligne le spécialiste. En deux mois de culture et avec une fertilisation azotée adaptée, ils permettent de produire 4 à 5 tonnes de matière sèche. C’est la plante qui démarre le plus tôt en sortie d'hiver. Elle permet aussi, si le sol est portant, de sortir les animaux jusqu'à un mois plus tôt qu'avec une prairie permanente. » De plus, grâce aux variétés de types alternatif et non alternatif, un éleveur pourra répondre à plusieurs problématiques. Les RGI alternatifs, n'ayant pas besoin de froid pour réaliser leur cycle de reproduction, épient l’année même de leur semis. Ils assurent des productions importantes sur une période de 6 à 12 mois, permettant ainsi de reconstituer rapidement des stocks de fourrage (dès 60 jours après le semis). Les RGI non alternatifs montent à épis l'année suivant leur implantation. Ils constituent une option particulièrement adaptée aux zones de pâturage à proximité des bâtiments d’élevage.

 

Solution # 2

Semer des colzas fourragers (ou des sorghos fourragers) le plus tôt possible

Si les ray-grass d'Italie constituent une réponse immédiate au manque de stocks, à moyen terme, Julien Greffier préconise également de semer des colzas fourragers, produisant plusieurs tonnes de matière sèche par hectare. Ces parcelles doivent se semer très tôt derrière une céréale d'hiver et pourront être pâturées en fin d'été et à l’automne. Le colza fourrager permet aussi à l’éleveur de disposer de fourrage vert à une période où les prairies et les autres plantes fourragères ont du mal à produire. En fonction des variétés, 60 à 80 jours suffisent après le semis pour récolter 3 à 5 tonnes de matière sèche à l'hectare. Pour le sud de la Loire, l’expert préconise également le sorgho multicoupe, une bonne option derrière un méteil ou en semis de printemps

 

Solution # 3

Cultiver l'herbe avec une rigueur comparable à celle utilisée en production céréalière

« Attention, les économies d'intrants, les impasses d'engrais finissent par coûter cher en pénalisant les rendements et/ou la qualité », prévient Julien Greffier. L'expert souligne l'importance d'apporter 30 à 40 unités d'azote dès début février, pour booster le démarrage de la production. Par ailleurs, il rappelle l'utilité de semer tôt pour favoriser la mise en place d'une nouvelle prairie. Pour les anciennes prairies dégradées, un déprimage visant à apporter de la lumière et à favoriser le tallage pourra être réalisé. Le sursemis, opération technique, constitue également une pratique à ne pas négliger. Il faut garder en mémoire que l’itinéraire cultural idéal reste une affaire de compromis. Plus on avance en stades, plus le rendement augmente et plus la qualité diminue. Le choix de la date de récolte sera un compromis entre ces différents objectifs. Ainsi, entre le stade feuillu et le stade floraison, la valeur énergétique du ray-grass anglais passe de 1,03 à 0,70 UFL (1). Les graminées perdent en moyenne 5 % d’UF (2) et 5 % de PDI (3) par semaine à partir du stade montaison, par rapport à son stade optimal d’exploitation. Autre exemple, retarder de 12 jours l’exploitation d’une parcelle de festulolium fin mai entraîne une perte d’UF de 10 % et de MAT (4) de 22 %. Cette baisse de qualité se traduit en une perte économique de 127 € par jour pour un élevage de 60 vaches. Enfin, le choix de la luzerne reste pertinent dans tous les systèmes, si la nature du sol le permet (sol sain, profond et à pH supérieur à 6). « Cette production implique toutefois davantage de technicité qu’une prairie classique », rappelle l'expert.

 

Solution # 4

Privilégier les cultures précoces en dérobée

« Cet été, nous avons vu beaucoup d'éleveurs semer des associations de type moha-trèfle d'Alexandrie. Malheureusement, faute de précipitations et d'eau disponible, ces semis ont périclité », souligne Julien Greffier. Ce dernier préconise de privilégier les productions printanières précoces aux conditions plus favorables. Si cela ne suffit pas, alors, les dérobées d'été seront à envisager. « La meilleure stratégie reste de diversifier le système en misant sur la complémentarité des espèces. Les fétuques et dactyles constituent une solution adaptée en début de saison, puis viennent les ray-grass anglais et pendant l’été puis en début d’automne, les fétuques élevées et dactyles, compte tenu de leur capacité à résister à la sécheresse. » notes (1) Unités fourragères laitières (2) Unités fourragères (3) Protéines digestibles dans l’intestin (4) Matière azotée totale

Jan 30, 2019
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Jan 30, 2019
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Jan 30, 2019
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Jan 30, 2019
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Jan 30, 2019
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Julien Greffier, chef produits espèces fourragères au sein de LG Semences, propose quatre solutions pour pallier le déficit de stocks fourragers.

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