Jan 30, 2019

Bilan maïs 2018


Malgré des conditions météorologiques très défavorables, le maïs ensilage a tenu le choc en 2018. Ce nouveau cru se distingue par des résultats très hétérogènes à l'échelle intra et interrégionales.

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Si l’ouest de la France s’en tire plutôt bien, l'est et le Massif central ont été pénalisés par des températures extrêmes. Au niveau national, les teneurs en matière sèche restent très élevées, alors que celles en énergie baissent. De son côté, la génétique HDi® (1) apporte une belle plus-value aux éleveurs ayant misé sur la digestibilité des fibres : + 3 points de DINAG (2) et + 2 % d’UF (3). Au final, elle permet aux éleveurs de produire un supplément de 0,7 litre de lait/vache/jour.

Le maïs fourrage 2018 revient de loin. En dépit de la sécheresse et de la chaleur qui ont stressé les plantes et précipité la sortie des ensileuses, le rendement national ressort à 12,2 tonnes de matière sèche (MS) à l’hectare, pas si loin des 12,5 t/ha de la moyenne 2013-2017. « La combinaison températures élevées et faible pluviométrie a contribué à un assèchement prononcé de la superficie des sols. Les températures très élevées ont perduré cet été et ont gêné la floraison et le remplissage du grain », déplore pour sa part Benoît Delord, chef de marché nutrition animale chez LG Semences. Certes, les anciennes régions Champagne-Ardenne, Lorraine, Auvergne, Rhône-Alpes, Limousin ou Midi-Pyrénées passent sous les 10 tMS/ha, mais les bassins laitiers breton (13 t/ha), normand (13,7 t/ha) ou ligérien (12 t/ha) parviennent à maintenir des rendements proches de la moyenne quinquennale. Une performance d’autant plus méritoire que plusieurs coups de vent estivaux ont entraîné de la verse dans le nord, en Lorraine et en Bretagne et que des « attaques significatives » de pyrales ont été observées dans des zones habituellement épargnées (Bretagne, Normandie, Picardie) – ce sera d’ailleurs « un point de vigilance en 2019 ».

« Des maïs fourrages trop secs ! »

La sécheresse en juillet – « au moins trois semaines sans pluie pour tout le monde » – puis en août a contraint les éleveurs à récolter leur maïs plus tôt que d’habitude. Fin juillet pour les chantiers les plus précoces ! « La moitié des ensilages 2018 affiche des teneurs en matière sèche supérieures à 35 %, avec un quart dépassant les 38 % », souligne Benoît Delord. La teneur moyenne en MAT(4) ressort à 7,3 %, en baisse de 0,5 point par rapport à 2017. Elle est le plus élevée dans le nord-est et le centre de la France, particulièrement touchés par la sécheresse. C’est aussi dans ces deux zones que la teneur en amidon dévisse le plus : elle atteint respectivement 24,7 % et 27,3 %, tirant vers le bas une moyenne nationale à 28,3 %, en repli de 4,5 points sur 2017. « C’est l’équivalent de 1 million de tonnes d’amidon ou de 1,4 million de tonnes de blé en moins », souligne Arvalis. En revanche, les ensilages réalisés en bordure de la Manche et dans le sud-ouest présentent des teneurs en amidon assez élevées, proches de celles de 2017. « Ces maïs devront être intégrés avec précaution dans les rations des vaches laitières pour maintenir une fibrosité correcte de la ration et assurer un bon confort digestif », avertit Arvalis. La digestibilité des fibres est « bonne » globalement cette année, surtout là où les ensilages ont été récoltés précocement.

« 0,8 kg de lait en moins »

« Au final, les maïs fourrages s’avèrent moins énergétiques qu’en 2017. En matière d’UF, la baisse atteint 2,5 %. Les faibles teneurs en amidon et en DINAG expliquent leur pauvreté en énergie », précise Benoît Delord. Le niveau d’encombrement progresse légèrement (+ 0,01 UE). Pour une ration vache laitière de 12 kg de MS/j, cela correspond à une moindre ingestion de 140 gMS, soit - 0,35 UFL/j ou encore 0,8 kg de lait en moins, calcule Arvalis. Peut-être une limite basse. « Les premiers retours des contrôles laitiers font état de baisses pouvant atteindre 1 à 2 kg par jour, lorsque l’éleveur passe des maïs 2017 aux maïs 2018 », témoignent les experts du réseau de France Conseil Élevage. « La teneur en énergie nécessite de complémenter les rations pour maintenir un même niveau de performance, conclut Benoît Delord. La bonne nouvelle pour ce cru 2018 étant que le risque d’acidose est limité dès lors que la teneur minimale en fibres digestibles est assurée. Ceci s’expliquant par la faible teneur en amidon et la faible proportion épis/plante entière. »

(1) HDi® : La gamme de maïs fourrage HDi® (hautement digestible) de LG Semences est composée de 15 variétés, du très précoce au demi-tardif.
(2) DINAG : Digestibilité de la partie tige-feuilles.
(3) UF : Unité fourragère.
(4) MAT : Matière azotée totale.

 

Jan 30, 2019
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